L’essentiel à retenir
- La gestion des parties prenantes vise à gagner soutien et ressources pour l’architecture.
- Quatre étapes : identifier, classer les positions, déterminer l’approche, adapter les livrables d’engagement.
- Cinq catégories types : Corporate functions, End-user organization, Project organization, System operations, External.
- La grille pouvoir/intérêt donne quatre approches : impliquer, satisfaire, informer, effort minimal.
Pourquoi gérer les parties prenantes
Une architecture réussie dépend autant du soutien des personnes que de la qualité technique. Mener la gestion des parties prenantes dès le début, notamment en Phase A, apporte plusieurs bénéfices concrets.
- Repérer tôt les acteurs les plus influents et utiliser leurs contributions pour façonner l’architecture
- Obtenir leur soutien, ce qui facilite l’accès aux ressources
- Communiquer tôt et souvent pour que chacun comprenne la démarche et ses bénéfices
- Anticiper les réactions aux modèles et rapports, et préparer la réponse
- Détecter tôt les objectifs concurrents et définir une stratégie pour les concilier
Quatre étapes
APPROFONDISSEMENT · DÉTAILS D’APPLICATION
La technique suit une progression simple : on identifie d’abord les parties prenantes, on classe ensuite leurs positions, on choisit une approche de gestion, puis on adapte les livrables d’engagement (vues, messages, rythme) à chaque groupe. Ces étapes alimentent la Stakeholder Map et le Communications Plan.
La classification n’est pas figée : une nouvelle partie prenante peut apparaître en cours de cycle, par exemple un responsable opérationnel en Phase E, ou une position peut évoluer après une réorganisation. L’analyse doit alors être mise à jour, et les vues et messages ajustés, pour que chaque groupe continue de recevoir l’information qui répond à ses préoccupations au bon niveau de détail.
- 1. Identifier les parties prenantes
- 2. Classer leurs positions (influence, attitude, intérêt)
- 3. Déterminer l’approche de gestion
- 4. Adapter les livrables d’engagement
Catégories et grille pouvoir/intérêt
APPROFONDISSEMENT · DÉTAILS D’APPLICATION
Pour ne rien oublier lors de l’identification, TOGAF propose de parcourir des catégories types. Les fonctions transverses (direction générale, PMO, achats, RH, qualité) relèvent des Corporate functions ; les métiers utilisateurs et propriétaires de données de l’End-user organization ; l’équipe de réalisation de la Project organization ; l’exploitation informatique des System operations ; fournisseurs et régulateurs de la catégorie External.
La grille pouvoir/intérêt sert ensuite à choisir l’approche. Elle croise le pouvoir d’influence et le niveau d’intérêt pour l’architecture.
- Pouvoir fort, intérêt fort : acteurs clés, à impliquer pleinement
- Pouvoir fort, intérêt faible : à garder satisfaits
- Pouvoir faible, intérêt fort : à tenir informés
- Pouvoir faible, intérêt faible : effort minimal, avec un suivi régulier
LES MOTS À CONNAÎTRE
Le vocabulaire, avec du sens.
- Stakeholder
- Personne, équipe ou organisation ayant un intérêt ou des préoccupations vis-à-vis du résultat de l’architecture.
- Grille pouvoir/intérêt
- Matrice qui classe les parties prenantes selon leur influence et leur intérêt pour choisir l’approche.
- Acteur clé
- Partie prenante à fort pouvoir et fort intérêt, à impliquer pleinement.
- Livrable d’engagement
- Vue, message ou support adapté aux préoccupations d’un groupe de parties prenantes.