L’essentiel à retenir
- Les six caractéristiques sont Discipline, Transparency, Independence, Accountability, Responsibility et Fairness.
- Dans un scénario, identifiez ce qui est garanti ou menacé : procédure, inspection, conflit d’intérêts, redevabilité, conduite, équité.
- Responsibility concerne chaque partie contractante ; Accountability, les groupes décideurs.
- Les bénéfices vont du contrôle des risques à la valeur actionnariale, en passant par la réutilisation.
- La gouvernance complète les méthodes existantes au lieu de les remplacer.
Six caractéristiques à reconnaître
Adaptées d’un ouvrage sur la gouvernance d’entreprise, ces caractéristiques montrent à la fois la valeur et la nécessité de la gouvernance dans les relations avec toutes les parties concernées. À l’examen, elles apparaissent surtout sous forme de scénarios : cherchez ce qui est menacé ou garanti.
- Discipline : chacun s’engage à suivre les procédures, processus et structures d’autorité établis.
- Transparency : les actions et leurs justifications sont consultables par les parties autorisées.
- Independence : processus et mécanismes de décision sont conçus pour limiter ou éviter les conflits d’intérêts.
- Accountability : des groupes identifiables, comme les boards, sont habilités et répondent de leurs actes.
- Responsibility : chaque partie contractante agit de façon responsable envers l’organisation et ses parties prenantes.
- Fairness : ni les décisions, ni les processus, ni leur mise en œuvre ne créent d’avantage injuste pour une partie.
Les distinctions qui piègent
Responsibility et Accountability se ressemblent. Retenez que Responsibility vise chaque partie liée par un contrat, alors qu’Accountability vise les groupes qui décident et doivent rendre compte de leurs décisions.
Transparency et Independence se complètent : la première rend une décision inspectable après coup, la seconde protège la décision dès sa conception contre les conflits d’intérêts. Un membre du Board qui se retire d’un vote concernant son propre fournisseur relève de l’Independence, pas de la Transparency.
Discipline et Fairness ne vont pas forcément ensemble : un processus suivi à la lettre peut rester inéquitable s’il favorise systématiquement une business unit.
Ce que la gouvernance rapporte
TOGAF liste des bénéfices qui servent d’arguments face à ceux qui ne voient dans la gouvernance qu’une charge administrative :
- une redevabilité plus transparente et une délégation d’autorité éclairée ;
- une gestion proactive des risques et des opportunités ;
- la protection du patrimoine existant par la réutilisation maximale des composants ;
- des mécanismes proactifs de contrôle, de suivi et de gestion ;
- la réutilisation des processus, concepts et composants dans toutes les unités ;
- la création de valeur par le suivi, la mesure, l’évaluation et le feedback ;
- une visibilité accrue, qui fait superviser au bon niveau les décisions locales à portée stratégique ;
- une valeur actionnariale plus élevée, l’EA devenant une propriété intellectuelle centrale ;
- une intégration aux processus et méthodes existants, enrichis de capacités de contrôle.
LES MOTS À CONNAÎTRE
Le vocabulaire, avec du sens.
- Discipline
- Engagement de toutes les parties à respecter procédures, processus et autorités établis.
- Transparency
- Possibilité pour les parties autorisées d’examiner les actions et leurs justifications.
- Independence
- Conception des décisions et mécanismes pour éviter les conflits d’intérêts.
- Accountability
- Habilitation et redevabilité de groupes identifiés pour leurs décisions.
- Responsibility
- Obligation pour chaque partie contractante d’agir de façon responsable.
- Fairness
- Absence d’avantage injuste pour une partie dans les décisions et processus.