L’essentiel à retenir
- Interopérabilité = capacité à partager information et services ; le niveau de partage est une exigence d’architecture.
- Catégories métier : opérationnelle, information, technique.
- Formes d’intégration : présentation, information, applicative, technique.
- De A à F : révéler, décrire en termes métier, détailler le contenu, préciser le partage applicatif, spécifier les mécanismes, choisir les solutions, mettre en œuvre logiquement.
- Une définition unique, partagée avec l’entreprise étendue, garantit une application cohérente.
Pourquoi définir le niveau de partage
Préciser dans quelle mesure l’information et les services seront, ou non, partagés constitue une exigence d’architecture précieuse, surtout dans une organisation complexe ou une entreprise étendue à des partenaires. Il existe de nombreuses définitions possibles : l’essentiel est d’en adopter une et de l’appliquer de façon cohérente, idéalement la même pour l’entreprise et ses partenaires.
Deux classifications à ne pas confondre
La première classification, orientée métier, distingue trois catégories. La seconde, inspirée de l’Enterprise Application Integration, adopte un point de vue informatique en quatre formes. À l’examen, repérez si la question parle de processus, d’information ou de ressources techniques, ou bien d’interface, de données partagées, de fonctions mutualisées ou d’infrastructure commune.
- Opérationnelle (métier) : comment les parties de l’entreprise travaillent ensemble et partagent leurs processus
- Information : comment l’information est partagée
- Technique : comment les ressources techniques sont partagées ou au moins connectées
- Intégration de présentation : un portail commun offre une même expérience vers plusieurs systèmes
- Intégration de l’information : des données d’entreprise partagées sans rupture, sur une ontologie commune
- Intégration applicative : des fonctions mutualisées, par exemple un seul service de changement d’adresse
- Intégration technique : des méthodes et services communs de communication, stockage et accès aux données
Une exigence qui se précise de phase en phase
L’interopérabilité n’est pas traitée à un seul moment : chaque phase en affine un aspect. Retenez le verbe associé à chaque phase.
- Phase A : la nature et la sécurité des échanges apparaissent dans les business scenarios
- Phase B : les échanges sont décrits en termes métier
- Phase C (données) : leur contenu est précisé à l’aide du modèle de données ou d’échange de l’entreprise
- Phase C (applications) : on précise comment les applications partagent information et services
- Phase D : on spécifie les mécanismes techniques qui permettent les échanges
- Phase E : on sélectionne les solutions réelles, par exemple COTS ou SaaS
- Phase F : l’interopérabilité est mise en œuvre de façon logique
Les degrés d’interopérabilité (ADM Techniques)
APPROFONDISSEMENT · DÉTAILS D’APPLICATION
Les ADM Techniques proposent aussi une échelle pour exprimer le niveau de partage visé entre systèmes. Ce détail dépasse le programme Foundation, mais il aide à formuler des exigences d’interopérabilité précises.
- Degré 1 : échange de données non structurées, lisibles par un humain (texte libre, courriel)
- Degré 2 : échange de données structurées, prévues pour un traitement automatisé
- Degré 3 : partage transparent des données, automatisé grâce à un modèle d’échange commun
- Degré 4 : partage transparent de l’information, avec une interprétation commune de son sens
LES MOTS À CONNAÎTRE
Le vocabulaire, avec du sens.
- Interopérabilité
- Capacité à partager information et services entre parties de l’entreprise ou avec des partenaires.
- Interopérabilité opérationnelle
- Catégorie métier qui définit comment les parties de l’entreprise travaillent ensemble et partagent leurs processus.
- Intégration de l’information
- Forme d’interopérabilité où les données d’entreprise sont partagées entre applications sur une base commune.
- Degré d’interopérabilité
- Niveau sur une échelle de 1 à 4 qui exprime à quel point le partage entre systèmes est structuré et automatisé.